"Ce qui est dur, ce n'est pas d'être le premier, mais de le rester" Ayrton Senna

Une cinquantaine de voitures immatriculées en Suisse interceptées à Monaco


Des écervelés de notre pays font leur show à Monaco

Que ce soient des Lamborghini, des Ferrari, des McLaren ou des Pagani: le week-end passé, nombre de voitures de luxe ont attiré tous les regards sur elles à Monaco. Comme chaque année, la principauté accueillait Top Marques, une expo regroupant les autos les plus prestigieuses. Des fans de bolides venus de toute l'Europe ont fait le déplacement. Et parmi eux figuraient aussi un bon nombre de Suisses.

Or, selon «20 Minuten», un nombre non négligeable de personnes roulant avec une voiture immatriculée en Suisse n'ont pas respecté le Code de la route. «Samedi, la police a saisi pour une durée de 48 heures près de 80 voitures, dont une cinquantaine d'autos immatriculées en Suisse», raconte à nos confrères alémaniques le lecteur L.R. «C'est honteux!»

«Ils font tout ce qui n'est pas autorisé en Suisse»

L.R. assure avoir vu de nombreux Suisses en Mercedes ou en BMW en train de faire crisser leurs pneus, rugir leur moteur ou faire des drifts. «Ils font tout ce qui n'est pas autorisé en Suisse.»

Contactés, les organisateurs de Top Marques ne sont pas non plus enchantés: «Ce genre de personnes donnent une mauvaise image du salon», regrette Suzanna Chambers, chargée des relations publiques. Elle précise que les voitures saisies ne font pas partie de l'exposition. «Il s'agit seulement de personnes qui viennent à Monaco pour se montrer avec leurs autos.»

«Respecter nos règles»

Suzanna Chambers explique que la police monégasque a serré la vis: «Celles et ceux qui ne respectent pas la loi, en roulant trop vite ou en faisant rugir le moteur de leur voiture, doivent remettre leur véhicule aux forces de l'ordre.» Top Marques soutient le travail de la police: «Les personnes qui viennent ici doivent respecter nos règles.»

Selon le journal «Monaco-Matin», qui cite une source policière, les véhicules immobilisés le week-end dernier étaient plus nombreux que prévu: «Les fourrières étaient saturées depuis la nuit de vendredi à samedi. Nous avons dû réquisitionner d'autres parkings.»

«Pétarader les échappements»

Pour les forces de l'ordre, c'est la nuit de vendredi à samedi qui a été la plus «chargée». Plusieurs centaines de personnes se sont en effet rassemblées dans la rue en marge du salon pour regarder passer les bolides, qui, selon «Monaco-Matin», ont fait «fumer leurs pneus et pétarader les échappements».

Le QI de ces conducteurs n'est pas proportionnel aux chevaux de leur bolide





Leurs signalements aux autorités Suisses ont été automatique et ils sont désormais TOUS sous surveillance.

Bon retour en Suisse les abrutis ! Vous êtes attendus !

AFP

Brûlé vif dans son auto: la piste de l'accident écartée


L'enquête a écarté l'intervention d'un tiers. (Photo: DR)


Le Ministère public jurassien a livré mardi les résultats de l'enquête sur l'explosion et l'incendie d'un véhicule le 31 décembre aux Breuleux (JU) devant une colonne d'essence. Le conducteur retrouvé mort dans l'habitacle se serait suicidé. Le véhicule n'est pas en cause.

Les examens réalisés sur le véhicule de type Toyota Prius Hybride et sur un véhicule semblable ont permis d'exclure l'hypothèse d'un problème technique. Toutes les procédures de rappels ont été respectées et correctement exécutées, selon la justice. Aucune anomalie n'a non plus été constatée dans le fonctionnement de la colonne à essence. L'explosion puis l'incendie de la voiture sont dus à l'inflammation rapide d'un mélange gazeux de combustible et d'air qui s'était établi à l'intérieur du véhicule.

Des recherches sur internet

Les analyses de prélèvements effectués à l'intérieur de l'habitacle, sur le corps et des tissus calcinés de la victime ont démontré la présence d'un produit inflammable de type «essence». L'enquête a écarté l'intervention d'un tiers.

Pour le Ministère public, «il s'agit très vraisemblablement d'un acte volontaire et désespéré de la victime». Cet homme avait réalisé sur son ordinateur des recherches sur les moyens de suicide, a ajouté le procureur dans son communiqué.

ATS

L'éthylomètre anti-démarrage sauve des vies


Les conducteurs récidivistes ne réagissent quasiment pas aux campagnes de sensibilisation et ne respectent pas l'obligation d'abstinence, estime le bpa (image symbolique). © KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT



L'éthylomètre anti-démarrage, mesure du programme Via sicura, permet de sauver des vies. Mais ce dispositif pourrait ne pas voir le jour; une perspective qui inquiète le bureau de prévention des accidents (bpa).

Son introduction sera discutée au Conseil national lors de la prochaine session parlementaire qui débute lundi. Le Conseil des Etats souhaite y renoncer.

"L'abandon de cette mesure de Via sicura donnerait un très mauvais signal en matière de sécurité routière", indique vendredi Brigitte Buhmann, directrice du bpa, dans un communiqué. Elle permettrait toutefois d'épargner la vie de 5 personnes et d'éviter 60 blessés graves, selon une évaluation du bpa de 2012.

"Si nous voulons moins de 100 tués et moins de 2500 blessés graves par année d'ici 2030, il est impératif d'appliquer des mesures telles que l'éthylomètre anti-démarrage", souligne la directrice.

Récidivistes

L'éthylomètre anti-démarrage serait introduit pour les personnes qui se sont vu retirer leur permis de conduire pour une durée indéterminée en raison de conduite répétée dans un état fortement alcoolisé. La mesure leur permettrait de reprendre le volant en garantissant une certaine forme de contrôle.

Le dispositif équipera les voitures de ces conducteurs durant cinq ans, après qu'ils aient suivi une thérapie et bénéficié d'un pronostic favorable.

Les expériences faites dans d'autres pays sont très positives, rappelle Mme Buhmann. De plus, le système ne vise pas tous les automobilistes, mais seulement les récidivistes notoires. Cette mesure est plus efficace que l'obligation d'abstinence qui peut être facilement contournée. Cela représente un risque considérable pour tous les usagers de la route.

ATS

Il y a une faute sur votre permis, la trouverez-vous?


(Photo: Keystone)


La semaine dernière, un lecteur fribourgeois nous signalait qu'une erreur de typographie se trouvait au verso de son permis de conduire, tout juste arrivé. «Dès que j'ai vu la faute, j'ai regardé sur celui de ma copine, pour voir si elle s'y trouvait aussi. C'était le cas», raconte Ludovic. Plusieurs personnes au sein de la rédaction de «20 minutes» se sont alors attelées à la tâche de trouver l'erreur sur leurs propres permis. En vain. «Ouvrez bien les yeux», nous exhortait Ludovic en nous mettant sur la piste de façon précise.

Et effectivement, chacune des cartes passées au crible de nos yeux de lynx comportait la fameuse faute, quel que soit son canton d'origine. Sa divulgation embarrasse d’ailleurs l’Association des services des automobiles. «Le permis de conduire possède plusieurs éléments de sécurité et l’introduction volontaire de certaines erreurs typographiques en fait partie. Pour des raisons de sécurité, nous ne communiquerons pas plus sur le sujet», répond Monica Di Mattia, sa porte-parole.

Trois niveaux de sécurité

Simon Baechler, chercheur à l’Unil et commissaire adjoint du service forensique de la police neuchâteloise, connaît le cas. «Les documents officiels comportent trois niveaux de sécurité pour éviter les contrefaçons. Le premier est volontairement diffusé auprès du grand public, comme pour les billets de banque. Le second nécessite l’expertise de personnes formées. Le troisième atteint un degré plus sophistiqué, et peut soit être visible, soit nécessiter des analyses en laboratoire», détaille-t-il.

Pour ce dernier niveau, il donne l’exemple d’encres fabriquées avec certains composés chimiques spécifiques, ou d'une microscopique irrégularité introduite sur un motif graphique répétitif. La faute de frappe, selon lui, relèverait dès lors aussi de ce troisième degré de sécurité.

A vous de jouer

L'Association des services des automobiles a souhaité que le détail soit tu, bien que visible à qui a un oeil acéré. Ce n'est donc pas pour faire durer le suspense que cet article ne dévoilera pas où se trouve l'erreur. Le soin sera laissé aux lecteurs d'examiner minutieusement leur onéreux sésame s'ils souhaitent satisfaire leur curiosité maintenant éveillée.

Des contrefaçons médiocres 

Simon Baechler relève que les faussaires ne cherchent pas forcément à atteindre la perfection dans leurs contrefaçons. «La qualité des faux documents produits par des criminels est généralement de qualité médiocre», juge-t-il. Selon les circonstances, elle n'est d'ailleurs pas déterminante pour rendre utilisable le faux document ou la fausse monnaie. Il cite l'exemple d'un client qui tenterait de payer avec de fausses pièces dans une discothèque bondée.

La Suisse à la pointe 

Les éléments de sécurité sont très variés. Les documents peuvent présenter des détails graphiques, combinant matériel et composés chimiques très spécifiques. Dans ce domaine, la Suisse est à la pointe. Simon Baechler prend l'exemple des kinégrammes, souvent appelés à tort les hologrammes, soit l'élément scintillant en haut à droit des cartes d'identités suisses. «Les meilleures industries pour ce type d'éléments se trouvent dans notre pays», note-t-il.