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Gare aux incendies de voitures!


Les incendies de voiture arrivent fréquemment en Suisse. Mais heureusement, 
les occupants arrivent souvent à s'extraire du véhicule en feu. (Photo: Keystone)



Qui n'a pas entendu un jour la radio annoncer des bouchons sur la route suite à une voiture en feu? En effet, les incendies de véhicules ne sont pas rares en Suisse. Ils sont même courants. Ainsi l'assureur Allianz Suisse a annoncé jeudi qu'il enregistrait chaque année près de 400 déclarations concernant des véhicules endommagés par un incendie ou un dégagement de fumée. Soit plus d'un incident par jour, rien que pour cet assureur.

Des fuites d'huile ou de carburant

«Ce chiffre est stable depuis plusieurs années», explique le porte-parole Bernd de Wall. S'il n'existe pas de statistique officielle sur le nombre global de cas dans notre pays, il estime entre 2000 et 3000 le nombre de sinistres de ce type par année en Suisse, tous véhicules moteur confondus. «Mais ce n'est pas énorme si on compare ce chiffre au nombre de voitures immatriculées (ndlr: 6,1 millions en 2017) dans notre pays», prévient-il.

Les principales causes d'incendie sont les fuites d'huile ou de carburant, indique Allianz. «Les projections d'huile ou d'essence dues à des durites endommagées ou des joints défectueux sur les pièces chaudes du moteur peuvent vite provoquer un embrasement», précise-t-il.

Un court-circuit dans les câbles électriques est aussi l'une des causes régulières d'un départ de feu. Coût moyen d'un sinistre: 5000 francs. Mais le prix peut grimper très vite si la voiture est un modèle de luxe. «Le cas le plus cher que nous avons enregistré nous a coûté 600'000 francs», souligne Bernd de Wall.

Pas de différence selon le mode de propulsion

Y a-t-il des différences selon que l'on roule avec une voiture à essence, une hybride ou une toute électrique? Selon Allianz, le mode de propulsion ne joue aucun rôle. Pourtant, les voitures électriques sont la hantise des pompiers. Ainsi, lors d'un choc, les batteries risquent de s'enflammer spontanément.

«L'incendie qui s'ensuit atteint des températures telles qu'il est pratiquement impossible de l'éteindre», avait mis en garde Urs Bächtold, directeur de la Fédération suisse des sapeurs-pompiers, dans la Tribune de Genève en mai dernier.

Pas de quoi paniquer pour autant, même si les incendies de voiture sont spectaculaires. «Il n'y a que dans les films américains que les voitures explosent au bout de quelques secondes. En réalité, un incendie parti du compartiment moteur a besoin de plus de cinq minutes pour gagner l'habitacle», relativise Markus Deplazes, responsable Sinistres d'Allianz Suisse. Du coup, il y a largement le temps de sortir du véhicule pour se mettre à l'abri.

Comment réagir?

Et que faire en cas d'incendie? Il faut bien sûr s'arrêter aussi vite que possible sur la bande d'arrêt d'urgence ou sur le bord de la route, allumer les feux de détresse et couper le moteur. Ensuite, il s'agit de mettre à l'abri les occupants de la voiture et de s'éloigner rapidement de cette dernière. Puis appeler les pompiers et tenter d'éteindre l'incendie avec un extincteur.

A noter que plus le véhicule est ancien, plus le risque d'incendie est élevé. «Avec le temps, les durites peuvent s'abîmer et devenir poreuses, et les câbles s'usent. Sans parler des dégâts que peuvent causer les morsures de martres.» Du coup, mieux vaut entretenir régulièrement sa voiture si elle est âgée afin de se prémunir au mieux du feu.

Voiture de police percutée par une Tesla en Autopilot


Tesla et la fiabilité; c'est pas encore gagné

Une Tesla qui roulait en mode semi-autonome sur une route américaine a percuté mardi une voiture de police en stationnement, un accident sans gravité mais qui intervient alors que le logiciel «Autopilot» fait déjà l'objet d'une enquête.

«L'agent (de police) n'était pas dans le véhicule et le conducteur de la Tesla n'a subi que de légères blessures», a indiqué la police de Laguna Beach, située au sud de Los Angeles (ouest), sur son compte Twitter, qui montre aussi des photos des véhicules accidentés. La berline roulait «en Autopilot », un logiciel que Tesla prend soin de présenter comme un système d'aide à la conduite et non de conduite autonome.

Interrogé, le constructeur de voitures électriques haut-de-gamme a indiqué que «lorsque les conducteurs utilisent Autopilot, (le système) leur rappelle en permanence qu'il est de leur responsabilité de laisser leurs mains sur le volant et de garder le contrôle du véhicule à tout moment».

Tesla a aussi assuré avoir toujours dit que son logiciel ne rendait pas ses voitures invulnérables et rappelé qu'Autopilot est prévu pour fonctionner sur autoroute avec séparation centrale.

Battage médiatique

Bien que Tesla soit un petit constructeur, qui ne produit qu'environ 100'000 voitures par an, la renommée de ses voitures électriques et le caractère médiatique de son patron Elon Musk, lui font régulièrement faire les gros titres, notamment à l'occasion d'accidents.

Mi-mai, une collision impliquant une Tesla (mais sans qu'on sache si «Autopilot» était activé) dans l'Utah avait fait réagir M. Musk, qui s'est plaint de l'attention disproportionnée des médias.

Un autre accident, impliquant une Tesla avec «Autopilot» activé, qui a fait un mort en Californie en mars, fait l'objet d'une enquête du régulateur des transports américain (NTSB) et a suscité des échanges particulièrement vifs entre M. Musk et le NTSB, qui ont abouti à ce que Tesla décide ne plus participer à l'enquête.

Le NTSB a aussi ouvert une enquête sur un autre accident impliquant une Tesla qui a fait deux morts en Floride (sud-est). Mais elle porte sur l'embrasement de la batterie du véhicule et non sur le logiciel d'assistance à la conduite.

Surchauffe des batteries également

Les causes de l'incendie d'une Tesla au mois de mai 2018 au Tessin suscitent la controverse. Selon un message des pompiers de Bellinzone sur Facebook, un problème de batterie pourrait être en cause. Le constructeur américain appelle à la prudence. L'enquête en cours n'a pas encore livré ses résultats.

L'automobiliste allemand de 48 ans a, pour une raison inconnue, percuté la glissière centrale de l'autoroute A2, près du tunnel du Monte Ceneri (TI). Son véhicule s'est alors renversé et a pris feu. Pris au piège, le conducteur a péri sur les lieux de l'accident.

Le violent choc contre la batterie lithium-ion pourrait avoir provoqué un «emballement thermique», a écrit sur le réseau social le service d'incendie de Bellinzone. Ce phénomène consiste en une hausse soudaine et irrémédiable de la température de la batterie. Le service du feu a entretemps supprimé son message sur Facebook.

La police tessinoise a précisé à l'ats que rien ne permet pour l'heure d'étayer cette hypothèse. Le résultat de l'enquête sera rendu public, a-t-elle ajouté.

AFP

Uber: le système de freinage d'urgence pas activé


Environ une seconde et trois centièmes avant le choc, le système de conduite autonome a déterminé que le freinage d'urgence était nécessaire. (Photo: Capture Twitter)



La voiture autonome d'Uber impliquée dans un accident ayant coûté la vie à une piétonne en mars dans l'Arizona l'avait détectée près de six secondes avant le choc, mais n'avait pu s'arrêter parce que le système de freinage d'urgence n'était pas activé, a indiqué jeudi le régulateur des transports NTSB.

Dans un rapport préliminaire, le NTSB affirme qu'environ une seconde et trois centièmes avant le choc, le système de conduite autonome avait déterminé que le freinage d'urgence était nécessaire pour atténuer la collision.

Or, les manoeuvres de freinage d'urgence ne sont pas activées quand les voitures autonomes d'Uber sont sous le contrôle d'un ordinateur, ceci «afin de réduire de potentiels comportements erratiques du véhicule».

Moins d'une seconde avant le choc

Le conducteur ou l'opérateur de la voiture, celui qui est derrière le volant, doit donc intervenir et reprendre le contrôle, sauf que le système n'est pas conçu pour l'alerter, affirme encore le NTSB. En l'espèce, la conductrice «a repris le contrôle moins d'une seconde avant le choc et n'a commencé à freiner que moins d'une seconde après l'accident», conclut le régulateur américain.

«L'opératrice du véhicule a déclaré, dans un entretien avec le NTSB, qu'elle surveillait l'interface de conduite autonome du véhicule et que si ses téléphones personnel et professionnel étaient dans la voiture elle ne les a utilisés qu'après l'accident», peut-on encore lire dans le communiqué.

Tests suspendus

Le NTSB précise que son rapport est préliminaire, ne comporte pas de cause «probable» de l'accident. Celle-ci sera déterminée dans un rapport actualisé. A la suite de cet accident survenu le 18 mars sur une route de l'Arizona (sud-ouest), Uber a suspendu tous ses tests de voiture autonome sur route dans tous les Etats-Unis ainsi qu'à Toronto, au Canada, mais espère les reprendre bientôt.

Le service de réservation de voitures avec chauffeur a toutefois décidé d'arrêter ses opérations en Arizona, selon une source proche du dossier. «Lors des deux derniers mois, nous avons coopéré étroitement avec le NTSB. En parallèle de son enquête, nous avons décidé de revoir les procédures de sécurité de notre programme de voitures autonomes», a déclaré jeudi une porte-parole d'Uber, ajoutant que des annonces vont être faites les «prochaines semaines».

Piétonne droguée

Uber a également recruté un ancien patron du NTSB pour l'aider à maîtriser les arcanes de l'administration en termes d'exigences en matière de sécurité.

Outre le freinage d'urgence, le rapport du NTSB note par ailleurs que la piétonne tuée était habillée en noir, «ne regardait pas en direction du véhicule jusqu'au moment de l'accident et traversait la route à une section qui n'était pas directement éclairée». Le vélo qu'elle poussait n'avait pas de réflecteurs et des tests toxicologiques de la victime se sont révélés «positifs» à la méthamphétamine et à la marijuana.

ATS

Une cinquantaine de voitures immatriculées en Suisse interceptées à Monaco


Des écervelés de notre pays font leur show à Monaco

Que ce soient des Lamborghini, des Ferrari, des McLaren ou des Pagani: le week-end passé, nombre de voitures de luxe ont attiré tous les regards sur elles à Monaco. Comme chaque année, la principauté accueillait Top Marques, une expo regroupant les autos les plus prestigieuses. Des fans de bolides venus de toute l'Europe ont fait le déplacement. Et parmi eux figuraient aussi un bon nombre de Suisses.

Or, selon «20 Minuten», un nombre non négligeable de personnes roulant avec une voiture immatriculée en Suisse n'ont pas respecté le Code de la route. «Samedi, la police a saisi pour une durée de 48 heures près de 80 voitures, dont une cinquantaine d'autos immatriculées en Suisse», raconte à nos confrères alémaniques le lecteur L.R. «C'est honteux!»

«Ils font tout ce qui n'est pas autorisé en Suisse»

L.R. assure avoir vu de nombreux Suisses en Mercedes ou en BMW en train de faire crisser leurs pneus, rugir leur moteur ou faire des drifts. «Ils font tout ce qui n'est pas autorisé en Suisse.»

Contactés, les organisateurs de Top Marques ne sont pas non plus enchantés: «Ce genre de personnes donnent une mauvaise image du salon», regrette Suzanna Chambers, chargée des relations publiques. Elle précise que les voitures saisies ne font pas partie de l'exposition. «Il s'agit seulement de personnes qui viennent à Monaco pour se montrer avec leurs autos.»

«Respecter nos règles»

Suzanna Chambers explique que la police monégasque a serré la vis: «Celles et ceux qui ne respectent pas la loi, en roulant trop vite ou en faisant rugir le moteur de leur voiture, doivent remettre leur véhicule aux forces de l'ordre.» Top Marques soutient le travail de la police: «Les personnes qui viennent ici doivent respecter nos règles.»

Selon le journal «Monaco-Matin», qui cite une source policière, les véhicules immobilisés le week-end dernier étaient plus nombreux que prévu: «Les fourrières étaient saturées depuis la nuit de vendredi à samedi. Nous avons dû réquisitionner d'autres parkings.»

«Pétarader les échappements»

Pour les forces de l'ordre, c'est la nuit de vendredi à samedi qui a été la plus «chargée». Plusieurs centaines de personnes se sont en effet rassemblées dans la rue en marge du salon pour regarder passer les bolides, qui, selon «Monaco-Matin», ont fait «fumer leurs pneus et pétarader les échappements».

Le QI de ces conducteurs n'est pas proportionnel aux chevaux de leur bolide





Leurs signalements aux autorités Suisses ont été automatique et ils sont désormais TOUS sous surveillance.

Bon retour en Suisse les abrutis ! Vous êtes attendus !

AFP